Entreprise Blanchard : fabricant "fils guipés"
Fort de son expérience historique l'entreprise sait fabriquer des fils complexes recouverts d'aluminium, enduits ou non de vernis coloré. Les applications se trouvent dans le tissage, la broderie, la dentelle, la passementerie. Les fils métalliques sont souvent utilisés comme fils conducteurs. Les clients : Banque de France pour fil de sécurité, Chomarat pour supports textiles tissés, Kermel pour supports techniques anti feu et d'autres gants de protection, fils élastiques, tissus 3D pour blindage électromagnétique, etc.. L'entreprise a su parfaitement adapté son savoir historique et technique dans la passementerie aux nouvelles technologies du futur et ce, dans tous les domaines.
A l'origine, les bâtiments de l'usine actuelle, situés sur le site de Saint-Julien-Boutières, étaient ceux d'un ancien moulinage. Cet atelier du début du siècle appartenait à M. Patras et fonctionnait grâce à la force du courant de l'Eyrieux qui actionnait une roue hydraulique (appelée roue de pêche) entraînant la puissance des moulins. Cet atelier de moulinage était alimenté par la soie des magnaneries du sud de l'Ardèche et sa production de fils de soie était directement liée aux activités des soieries lyonnaises comme le tissage, la broderie ou la passementerie.
Adrien Vlanchard, spécialisé dans la fabrication des franges et des fils diamantés au Cheylard, sous le nom de Léorat bet Blanchard, (voir photocopie de la couverture d'un livret de tarifs de 1928) achète en 1935 le moulinage de Saint-Julien-Boutières à la suite du décès de M. Patras. Il fonde les Etablissements Blanchard et y transfert son activité de franges métalliques appelées franges bouillon destinées essentiellement à la dorure lyonnaise.
L'atelier de Saint-Julien-Boutières fonctionne à cette époque avec seulement 5 ouvriers et fabrique donc exclusivement de la frange bouillon utilisée pour les vêtements sacerdotaux, les tenues militaires, les drapeaux et les écharpes de maires. Le produit est exporté dans de nombreux pays et en particulier vers les Etats-Unis.
Après la seconde guerre mondiale jusque vers 1958, Fernand Blanchard (fils d'Adrien) développe les produits d'origine. En outre, il installe un moulinage de fils synthétiques permettant la fabrication d'une mousse polyamide pour slips et chaussettes appelée Hélanca. L'entreprise embauche son premier contremaître et fonctionne alors avec une vingtaine d'ouvriers environ. A la mort d'Adrien, Pierre, le fils de Fernand, entre à l'usine en 1965 et crée de nouvelles unités de production :
- la guimperie (métallique, métalloplastique et textile) dont s'occupera Hubert (frère de Pierre) dés 1971
- la passementerie sur métiers crochets
- la confection en 1976 (couvertures matelassées)
En 1996, Pierre et Hubert Blanchard, désireux d'assurer la pérennité de l'entreprise se sont associés à un repreneur individuel majoritaire, M. D'Estaintot. Aujourd'hui Blanchard S.A. emploie 85 personnes réparties dans plusieurs bâtiments installés sur les 2 communes limitrophes de Saint-Julien-Boutières et Intres.


